Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

émily dickinson - Page 7

  • Centre.

    Puisqu’il faut rester tranquille, poser près de soi les poésies d’Emily Dickinson, et quelques livres qui l’évoquent.
    Penser à sa vie de recluse.
    Relire quelques lettres. Lumineuses. Un extrait, Emily Dickinson raconte avoir amené pour se promener une petite fille dans la prairie se trouvant devant sa maison :

    Elle s’est adossée à des murs de trèfle et ils ont cédé, la faisant choir.
    Relire quelques poèmes. Fulgurants. On aimerait écrire comme ça, avec autant de justesse.
    Chaque Vie converge vers un Centre –
    Exprimé – ou muet –
    Existe en toute Nature Humaine
    Un But –

    Manqué – peut-être par la vile Aventure d’une Vie –
    Mais alors –
    L’Eternité rend possible de le tenter
    Encore.
    Converger vers son centre. En voilà un beau projet.

  • Etre en soi.

    Rentrer chez soi.

    Retrouver sa cellule intérieure et s’installer dans le jardinet-courette-terrasse pour lire les journaux accumulés.

    Un article sur Emily Dickinson, quelques vers :

    « La Gloire est une abeille / Elle chante / Elle pique / Et, hélas, elle s’envole ».
    Un passage du dernier journal d’Henry Bauchau :
    « Pour ma vie d’aujourd’hui, je dois noter un long moment de bonheur sans cause ce matin, après mon premier repos du jour. J’étais au lit : chaleur, douceur bien sûr, mais quelque chose de plus, une présence, une proximité de la présence. Je percevais mon bonheur. Il était en moi, il suffisait de le vivre jusqu’à sa progressive disparition » (27 décembre 2008 – Henry Bauchau a 96 ans)